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En 2016 comme en 2015, l'activité économique de la France a été soutenue par la demande intérieure, consommation et investissements. Le taux de croissance du PIB s'établit à 1,1% contre 1,2% en 2015. Le point faible reste le commerce extérieur, les exportations ne progressant que de 0,9% (+6% en 2015). En conséquence, le marché du travail s'est montré trop timoré pour faire reculer le taux de chômage. Le faible niveau d'inflation a toutefois été favorable au pouvoir d'achat des ménages.

Ralentissement de la croissance mondiale

D'après les dernières estimations du FMI, la croissance mondiale n'a pas marqué de rebond en 2016, avec un taux de croissance pour 2016 de 3,1% contre 3,2% en 2015. L'activité s'est ralentie dans les pays avancés : +1,6% aux Etats-Unis (+2,6% en 2015), +1,7% dans la zone euro (2% en 20015), +2% au Royaume-Uni (2,2% en 2015). A l'exception des pays du Moyen-Orient, l'activité des pays émergents s'est aussi ralentie. Les prévisions pour l'année 2017 sont meilleures avec un taux de croissance mondial de 3,4% grâce à une reprise du commerce international (+4% en 2017 contre +1,8% en 2016).

Reprise des achats immobiliers

Pour la troisième année consécutive, les prix à la consommation sont, en 2016, restés stables, notamment en raison de la baisse du prix des carburants (-11%), ce repli compensant les hausses de prix des produits frais et des services. Les ménages ont ainsi pu bénéficier de l'amélioration de leur pouvoir d'achat compte tenu de la hausse des salaires (+1,5%). La consommation s'est légèrement accélérée (+1,8% contre 1,5% en 2015). Tout en privilégiant l'épargne (+14,7% du revenu), les ménages ont profité de taux d'intérêt bas pour investir dans leur logement (+1,5%) après cinq années de repli.

Conditions favorables pour l'investissement des entreprises

La baisse des prix de l'énergie, la mise en place du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) ainsi que la baisse de charges, dans un contexte de taux d'intérêt bas favorisent les investissements des entreprises (+4,3% en 2016 contre +2,7% en 2015). Cependant, les entreprises restent prudentes dans leurs politiques d'embauche. L'emploi progresse essentiellement dans les services (154 000 emplois hors intérim créés contre 119 000 en 2015)

Légère reprise de l'activité en 2017

Selon les hypothèses retenues par les banques, l'économie française devrait progresser de 1,3% en 2017. Ce rythme de croissance ne permettrait pas une baisse du chômage en dessous de 9%. La consommation des ménages ralentirait (+1,3%), les investissements des entreprises augmentant de 1,9%.

http://www.svp.com/article/economie-francaise-premier-bilan-2016-et-perspectives-2017-100008420

Tag(s) : #Société

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