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Tout le monde sent la domination de l’économie sur le fonctionnement de la société et prend conscience des écarts de situation et de niveau de vie fondamentalement différent. Le mécontentement grandit devant leur perception. L’aspiration à leurs réductions prend corps à l’échelle de la planète. La mondialisation élève la conscience des inégalités.

La contestation, première forme de l’expression populaire, se focalise sur les gouvernements pour rejeter le "système" dans une expression souvent radicale. Les gouvernants perdent leur légitimité. Ce désaveu des dirigeants, dont les peuples se sont dotés, semble provoquer le rejet des régimes politiques en places.

Un peu comme si la rébellion actuelle s’ubérisait. La technique internet facilite la protestation des mécontents. Et paradoxe de l’histoire, elle met en exergue les bienfaits de la mondialisation !

Mais cette mobilisation n’est pas structurée autour de leaders, d’organisation et bien moins encore de programme d’action. Le caractère spontané, dû essentiellement aux réseaux sociaux, ne favorise pas la structuration nécessaire.

Cette mobilisation mondiale va-t-elle forcément mettre à bas le système libéral mondialisé, ce qu’il faut bien nommé par son nom, le capitalisme ?

A ce jour, il n'apparaît nulle part une telle perspective politique. Le malaise social que nous vivons peut, dans le meilleur des cas, obtenir des acquis nouveaux pour les couches moyennes qui sont partout les plus actives, comme cela s’est produit en France avec les gilets jaunes.

Mais la question essentielle reste posée aux peuples en action. Comment dégager un véritable débouché politique ?

Tag(s) : #International
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